La question du foot business

La question du foot business

Le business est il en train de ravager le football ?

400 millions, c’est la somme vertigineuse dépensée par le Paris Saint Germain pour recruter cet été les deux stars qui ont fait la une des journaux cet été, Neymar et Kylian Mbappé.

Barcelone FC a aussi dépensé plus de 100 millions pour s’offrir les talents d‘un jeune de moins de 20 ans, Ousmane Dembélé. Nous sommes bel et bien rentré dans l’ère du foot business. Certes, le football a toujours glané des sommes astronomiques, les joueurs et agents ont toujours récolté énormément d’argent, et cette réussite monétaire est à l’origine de la motivation de beaucoup. Mais à partir de 2010, le montant des transferts a explosé, grâce à l’arrivée de riches investisseurs à la tête des grands clubs. Les saoudiens à city, les qataris au PSG, les américains à United et l’éternel prince d’espagne pour le Real Madrid.

Ce phénomène est énormément critiqué, car il met en évidence la mort progressive de l’âme de ce sport.

Mais l’argent est-il vraiment nocif au football ?

En 1966, George Best, légende du football, passe le clair de son temps à se vanter de la vie de rêve qu’il a la chance de posséder. A travers des célèbres sorties, dans des interviews accordées aux journalistes, il a fait comprendre son côté vénal et rock’n’roll. “J’ai dépensé tout mon argent en filles, en voitures et en alcool. Le reste, je l’ai gaspillé.” Le joueur surnommé le 5ème beatles a remporté en 1966 avec manchester united la coupe d’europe des clubs champions et le ballon d’or, marquant le renouveau du club après le tristement célèbre crash de munich. Ce formidable joueur était il y a 50 ans aussi motivé par l’argent que nos neymar et ronaldo, et a remis sur pied une équipe, avec bobby charlton, à la simple force de son talent.

La motivation sportive ne doit bien évidemment pas être perdue, et quand on voit évoluer des joueurs comme Ronaldinho, Dani Alves ou encore Thomas Müller, qui sont sur le terrain pour s’amuser et proposer du beau jeu, notre innocence est caressée, flattée, et le sport ne paraît que plus beau. Les virgules et le sourire de Ronnhie à chaque match restera légendaire, et le brésilien retraité apparaît comme le dernier “joueur plaisir” du football moderne.

Mais avant qu’il soit comme il est aujourd’hui, avec sa structure bien contrôlée, le football a connu des heures sombres. A l’époque du grand johann cruyff, les défenses anglaises faisaient peur aux attaquants. Les centraux édentés ne cherchaient que le tibia et la cheville, et les tacles les deux pieds levés allaient de bon coeur. Aujourd’hui, une jambe coûte si cher que personne ne veut la risquer. Prenons l’exemple de 2014 avec un falcao monégasque au meilleur de sa forme. Quelques mois avant la coupe du monde, Monaco joue en coupe de France contre une équipe de division inférieure, et un défenseur tacle méchamment l’attaquant colombien. Il lui déchire alors les ligaments croisés, et détruit pour 3 ans la carrière de celui qu’on appelait El Tigre tant il donnait de lui même sur les terrains. Suite à sa blessure, il enchaîne les prêts dans des clubs sans parvenir à s’imposer pour finalement retourner à monaco. Falcao a réussi ces dernières saisons à retrouver son niveau d’antan, mais quelle perte de valeur du joueur !

Les blessures coûtent aujourd’hui si cher qu’elles sont moins fréquentes et permettent aussi au jeu de s’améliorer, dans son fond comme dans sa forme. En effet, il y a moins de violence sur le terrain, mais aussi en dehors. Les défenseurs d’il y a 40 ans taclaient à la gorge et étaient glorifiés par les bandes de hooligans sur les bords des terrains. Les hooligans se font plus réticents de nos jours. Même si certains durs à cuire persistent, à Everton, Liverpool, West Ham ou encore Cologne, ils se font plus discrets et se tiennent en dehors des stades.

Le football a tout simplement évolué. La qualité technique et la vitesses sont devenus les principales qualités des joueurs modernes, et ces derniers deviennent des étendards de mode et des produits publicitaires. Alors oui, on est loin des coups de pieds dans la tête de Cantona ou des coups de tête de Zizou, mais le football est aujourd’hui meilleur, et magnifique au regard. Le business peut tuer l’âme du football en quelque sorte, mais il est aussi à l’origine de l’amélioration du jeu. Quoi qu’il en soit, on ne peut critiquer entièrement ce système.

Bonjour, Je m’appelle Laura et je suis journaliste de presse. Ma passion ? Ecrire des articles sur tout types de sujets !

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