Le traitement alarmant des modèles

Le traitement alarmant des modèles

Comment les mannequins sont ils traités, et pourquoi trouvons nous ça acceptable ?

Le 30 octobre, un mannequin russe de 14 ans meurt d’épuisement après deux jours de Coma. Le brutal décès de cette adolescente a suscité une vive polémique au sein du monde du mannequinat. Comment une industrie peut elle pousser une fillette de 14 ans à la mort par épuisement ? Vlada Dziouba avait travaillé 13 heures d’affilé alors qu’elle était grandement malafde. Des propos rapportés par sa mère indiquent que ses employeurs la poussaient au travail acharné, allant jusqu’à l’exploitation. Selon ses dires, elle ne demandait que du sommeil. A 14 ans. Cette fille a été mordue par la vie trop vite, trop durement. Elle qui ne devait sûrement rêver que de gloire, de strass et paillettes, de défilés et de belles photos à vu tourner son rêve en cauchemar. Comment peut on exploiter une fille de 14 ans au point de la faire tomber dans le coma, puis au delà de la vie ? Est-ce seulement la face émergée de l’iceberg de détresse qu’est le monde du mannequinat ?

Le célèbre mannequin Cara Delevigne racontait dans une interview l’année précédente à quel point le monde du mannequinat l’avait poussé à bout, l’avait torturé, mentalement et physiquement. Le traumatisme de l’anorexie, la prise de médicaments tels que des somnifères, des calmants, la concurrence des autres qui vous interdit de vous faire des amis, la peur de dormir et de se réveiller défigurée, le stress permanent, la pression d’être un sex symbole à seulement 18 ans…
L’ex mannequin s’est engagé sur la voie de la sensibilisation, et l’avis général commence à se tourner vers la question du traitement quasi inhumain des mannequins dans le monde de la mode.

Plusieurs modèles ont pris la parole sur ce sujet. Lors de la fashion week à londres en 2016, des conditions de travail déplorables et dangereuses ont été pointées du doigt. Sydney Gaston raconte alors les présentation statique de 90 minutes, pas le droit de bouger d’un cil, ce qui implique courbature, crampe, hystérie. Une de ses collègues s’est même mise à vomir, et la gérante du défilé lui a alors imposé de retourner sur scène, sans quoi elle ne serait pas payée.

Conditions de travail inhumaine, exploitation d’humains, surexploitation d’enfants, (oui pardonnez moi, mais je considère qu’une fille de 14 ans est toujours un enfant), mais que fait la police ?

Plus sérieusement, quelle est la cause de la non action des autorités dans ces milieux là ? Sont-ce la puissance des lobbys, la corruption, ou bien l’inconscience de notre société qui se bat pour l’écriture inclusive plutôt que pour le bien être des citoyens ?

Tous ces facteurs rentrent sûrement en jeu en même temps. Mais que pouvons nous faire face à cela ? et bien arrêter de minimiser des évènements graves. En effet, qui ne rêve pas d’être mannequin, de représenter la beauté elle même, d’être l’incarnation en chaire et en os d’un fantasme ? et bien voilà le prix à payer. Et nous trouvons ça normal. C’est là que le combat se perd, et que gagnent les exploiteurs.

C’est le constat amer qui est aujourd’hui fait du monde professionnel du mannequinat.

Bonjour, Je m’appelle Laura et je suis journaliste de presse. Ma passion ? Ecrire des articles sur tout types de sujets !

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